
Honoré de Lariboisière (1788-1868) Fils aîné de Jean de Lariboisière, Honoré embrassa aussi la carrière militaire : il reçut le baptême du feu à Wagram, participa à la campagne de Russie et était présent à Waterloo.
Sous la Restauration, il quitta l'armée et s'installa au domaine de Monthorin en Louvigné-du-Désert, propriété achetée par son père en 1807. Il partagea alors sa vie entre son château qu'il aménagea et Paris où il épousa Elisa Roy. Celle-ci lèguera sa fortune à la ville de Paris pour la fondation d'un hôpital : ce sera l'hôpital Lariboisière.
Honoré poursuivit aussi une carrière politique en Ille-et-Vilaine : maire de Louvigné-du-Désert, député à plusieurs reprises, conseiller général et président du conseil général de 1852 à 1868.
Il mourut à son domicile parisien le 20 mars 1868.

Joseph Meslé (1788-1856) Celui-ci, né en 1788 à Saint-Méen-le-Grand, fut d'abord vicaire de l'église Saint-Melaine, alors église cathédrale et il en devint le curé en 1825. Après le transfert de la cathédrale, il fit placer l'église sous le vocable de Notre-Dame à qui il vouait un culte particulier. C'est à lui que l'on doit l'érection au sommet de la tour de Saint-Melaine de la grande statue de la Vierge (1856).

Mgr Brossays Saint-Marc (1803-1878), évêque, puis archevêque de Rennes. Celui-ci fut un grand prélat qui marqua son époque autant par son action religieuse que politique. Il accompagna l'Eglise dans ses grandes entreprises (enseignement, uvres sociales) : il fonda le collège Saint-Vincent à Rennes et participa à la création de l'université catholique d'Angers et déploya une grande activité pastorale.
Devenu évêque sous la monarchie de Juillet, dont il était un fervent partisan, il se rallie avec le temps au régime impérial, ce qui lui vaut d'être élevé au rang d'archevêque. Il joue alors un rôle de premier plan dans la politique locale.
Il sera fait cardinal en 1875.

Zacharie Roussin (1827-1894) est né à Vieux-Vy-sur-Couesnon, dans une famille de papetier. Passionné de chimie, il fait des études de pharmacie à Rennes, puis à Paris. Agrégé du Val de Grâce en 1858, il y enseigne la toxicologie jusqu'en 1873, puis devient pharmacien-chef de l'hôpital Desgenettes à Lyon.
Expert toxicologue auprès du parquet de la Seine, il réalise près de 800 expertises, dont certaines dans des affaires célèbres d'empoisonnement.
Parallèlement, il mène des recherches sur les colorants et fournit à l'industrie textile française la naphtazarine, le rouge Amélie, le naccarat, etc., qui lui permettent d'être ne avance sur la concurrence étrangère. Il meurt en 1894 dans son laboratoire, asphyxié par le gaz d'éclairage.
Félix Martin-Feuillée (1830-1898) , avocat à Rennes, il prit part aux luttes républicaines contre le Second Empire. En 1870, il commanda une compagnie de mobiles d'Ille-et-Vilaine au siège de Paris. Député de Rennes en 1876, il prit part au gouvernement de Gambetta, comme sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'Intérieur. Ministre de la justice sous Jules Ferry, il entreprit une réforme de l'organisation de la justice en France et contribua au rétablissement du divorce (1884).

Eugène Pinault (1834-1913) fut maire de 1900 à 1908. D'une famille de tanneurs, il fit une belle carrière politique : conseiller général, il fut député de 1876 à 1889, puis sénateur de 1901 jusqu'à sa mort en 1913. Républicain libéral, il sera un temps dreyfusard, mais changera de camp au moment du procès, au gré de ses alliances politiques. Son expérience comme conseiller général et conseiller municipal fit de lui un maire bon administrateur. Il remit de l'ordre dans les finances de la ville, entreprit la construction de l'école de médecine, géra au mieux la crise de la Séparation de l'Eglise et de l'Etat et les inventaires.

Georges Boulanger (1837-1891), général et homme politique français né à Rennes le 29 avril 1837. Sorti de l'école de Saint-Cyr, il fit les campagnes de Kabylie, d'Italie et de Cochinchine. Il prit part à la guerre franco-allemande comme commandant et comme lieutenant-colonel à la tête du 114° de ligne.
Nommé général de brigade en 1880, il est directeur de l'infanterie au ministère de la guerre en 1882. Promu divisionnaire en 1884, il est placé à la tête du corps d'occupation de la Tunisie. A cette époque, le général Boulanger se mêla activement au mouvement politique et est appelé à prendre le portefeuille du ministère de la guerre en 1886. Parmi les décrets et arrêtés pris pendant son ministère, on peut citer l'attribution de jours de permission pour bonne conduite aux conscrits, la prescription de donner des noms de baptême aux casernes, noms choisis parmi ceux des chefs militaires à valeur exemplaire, la création d'une salle d'honneur par formation, pour mettre en valeur son histoire et ses faits d'armes...
Après avoir commandé le 13° corps d'armée de Clermont-Ferrand, il est à la retraite et est élu à plusieurs reprises à la Chambre, mais par la suite abandonné de ses partisans, il se retire à Bruxelles où il décéde le 30 septembre 1891.
Titulaire de nombreux titres de guerre, le général Boulanger a été chevalier de la légion d'Honneur
comme jeune officier à l'âge de 22 ans.

Auguste Pavie (1847-1925) Né à Dinan en 1847, Auguste Pavie termina ses jours en Ille-et-Vilaine, à Thourie.
Dès 1864, il s'engage dans l'armée de Napoléon III qui combat au Mexique. Il arrive en 1869 à Saà¯gon avec un régiment d'infanterie de Marine. Libéré au cours de la même année, il entre aux Postes et Télégraphes où il est chargé du développement des lignes télégraphiques. Il parcourt alors le sud de l'Indochine et se passionne pour le pays et les populations qu'il découvre. Ses explorations prennent peu à peu un caractère diplomatique. Il est vice-consul à Luang Prabang en 1885, consul en 1889, consul général en 1891, puis ministre plénipotentiaire.
Attaché à la reconnaissance du Cambodge et du Laos, il les explore de par en par. Il dresse ainsi la première carte d'Indochine.
Rentré en France en 1895, il refuse d'autres missions malgré l'amitié qui le lie à ces contrées et il se consacre alors à la mise en forme de toutes les notes recueillies au cours de ses explorations : c'est ainsi qu'il publie La Mission Pavie (10 volumes) et Les contes du Cambodge et du Laos.
Retiré dans la petite commune de Thourie, il en devient le maire. Il meurt en 1925.
Il a légué à la ville de Dinan ses différents ouvrages ; celle-ci s'efforce de faire vivre son souvenir.

Maurice de Poulpiquet du Halgouët (1847-1919), issu d'une très ancienne famille bretonne, militaire et polytechnicien, s'illustra pendant la guerre de 1870. Né à Renac, il en fut le maire pendant de très longues années. Il fut aussi député de Redon de 1895 à 1914. Il s'intéressa plus particulièrement aux questions de la défense nationale, à l'enseignement et aux questions religieuses.

Jean Janvier (1859-1923) fut maire de Rennes de 1908 à 1923. Fils d'ouvrier, compagnon du Devoir, il était devenu grâce à son travail et à son énergie un gros entrepreneur. Ses réalisations furent nombreuses : réorganisation de l'administration municipale, politique de construction d'écoles (Quineleu, Liberté...), d'infrastructures diverses (piscine Saint-Georges, halles centrales...), le tout en collaboration avec l'architecte Le Ray. Pendant la guerre de 1914-1918, il organisa avec efficacité et dévouement les secours de guerre.

Eugène Marquis (1879-1963), né à Bécherel, était fils de médecin. Pendant la première guerre mondiale, à la tête d'un hôpital de campagne mobile, il opère les blessés à l'arrière du front. Il reçoit pour sa conduite la croix de guerre et la médaille militaire. Sa carrière va ensuite se dérouler toute entière à Rennes, d'abord comme chirurgien militaire à l'hôpital Ambroise Paré. Nommé professeur de clinique chirurgicale à l'école de médecine, il s'attache principalement à la lutte contre le cancer qu'il n'hésite pas à opérer à une époque où peu de chirurgiens s'y risquaient.
Il fait construire la clinique Saint-Vincent, rue Jean Macé et est à l'initiative du centre anticancéreux de Pontchaillou qui porte son nom.
En 1937, il est nommé directeur de l'école de médecine. Pendant la guerre 39-45, il dirige l'hôpital des prisonniers.
Commandeur de la Légion d'honneur à titre militaire, membre correspondant de l'Académie de médecine, il présidera aussi le Conseil de l'ordre, le syndicat des médecins d'Ille-et-Vilaine. La présidence de l'Association médicale mondiale vient couronner cette belle carrière.